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Le comportement du consommateur (Partie 2)





4 - L’étude des styles de vie et des valeurs:


Les approches essentiellement développées aux États-Unis par WELLS(1974) et DOUGLAS(1978) visent à recueillir les activités, centres d'intérêt et opinions(AIO) des individus de manière à éclairer leurs attitudes et leurs comportements vis-à-vis d'un ou deux  produits et permettre une segmentation de marché.


l'approche VALS a été développée par MITCHEL(1983) et STANFORD RESEARCH INSTITUTE, elle s'appuie sur les théories de la hiérarchie des besoins de MASLOW et le caractère social de RIESMAN et AL.


Le comportement du consommateur (Partie 2)

un certain nombre de chercheurs ont préféré s'orienter plus résolument vers l'étude des valeurs privilégiées par les consommateurs, cette orientation représente un retour aux sources dans la mesure où elle remet à la mode, en élargissant le cadre conceptuel développé par les psychosociologues américains, elle pose toutefois comme les styles de vie des problèmes conceptuels et de mesure, JOLIBERT et BAUMGARTNERT ont conclu a la nécessité de construire des échelles, de valeurs qui correspondent davantage aux applications habituelles en comportement de consommateur.


5 – de l'implication du personnel au concept d'attachement:


Le concept de l'implication permet de décrire l'intensité, la direction et la nature des intérêts portées par le consommateur a un ou une classe de produits qu'à l'ensemble des actions marketing s'y rapportent. Cet intérêt varie en fonction des types de consommateurs, de produit et de situation d'achat concernée.



Selon les auteurs. L'implication a été étudiée et conceptualise comme une prédisposition, un état ,un processus, une réponse définie par rapport à une classe de produit, un produit particulier, une marque mais aussi une situation de rachat ou une tâche.Les manifestations de l'implication peuvent être cognitives, affectives, comportementales, durables, temporaires, contextuelles, conscientes, inconscientes, immédiates, retardées, contrôlées, automatiques.


LAURENT et KAPFERER ont adopté pour mesurer l'implication une approche très différente des précédentes (personnel involvement inventory de ZAIKCKOOVSKY qui comprend 20 items ainsi que l'échelle de McQUARRIE et MUNSON qui comprend 10), au lieu d'essayer d'identifier les composantes de l'implication pour constituer une échelle unidimensionnelle, ils sont attachés à identifier et à mesurer les antécédents de l'implication :


-L’intérêt ou importance que l'individu accorde personnellement au produit

-Le risque perçu associe au produit qui a de facettes(l'importance perçue des conséquences négatives des mauvais choix et la probabilité subjective des d'effectuer des mauvais choix)

-Le degré de plaisir conféré par le produit(significations émotionnelles)

-La valeur du signe de produit, c'est-à-dire la capacité d'exprimer une image au consommateur.


6 – la prise de décision au sein de la famille:


Plus la décision est complexe à prendre plus il est essentiel de déterminer à chaque étape du processus de décision, plus le risque lié à la décision à prendre est élevé plus l'individu manque de confiance en lui, plus celui-ci aura tendance a rechercher le soutien des autres membres (à ajouter le facteur de temps comme l'un des éléments qui accélèrent la prise de décision de l'acheteur).


Les diverses grandes rôles de la prise de décisions d'achat dans les familles sont :


L'inspirateur: est a l'origine de l'idée d'acheter le produit

L'informateur : se charge de recueillir l'information et de la diffuser

L'incitateur : cherche à influencer les autres membres de la famille

Le consultant : fournit les conseils, avis et  renseignements

Le décideur : prend la décision d'acheter ou de ne pas acheter

L’indicateur : initie les autres membres a utilisé ou à consommer le produit

L'utilisateur : utilise ou consomme le produit

Le gestionnaire : conserve, entretien, maintient en service le produit et signale lorsqu'il convient de procéder à son remplacement ou renouvellement


7 - l'identification des critères de choix individuels et des règles de décision :


L'une des finalités de l'étude du comportement du consommateur consistent à isoler les caractéristiques des produits qui jouent un rôle clé dans le jugement que porte le consommateur sur le produits (dont il est nécessaire d'opérer une distinction entre les traits saillants et les déterminants des attribut)

Les attributs saillants : sont ceux que le consommateur a fortement présent à l'esprit et peut facilement verbaliser les attributs qualifiés d'importants sont ceux que le produit doit posséder pour être juger acceptable il y en a deux méthodes permettant d'identifier de mesurer le poids de chacun des attributs :

Les méthodes qui procèdent par citation directe ou les consommateurs sont invitées a indiquer, d'une manière aussi libre que possible quelles sont les caractéristiques du produit considérées qu'ils ont l'habitude d'examiner lors de l'achat.


Dans les méthodes dites PROCESS TACING, l'objectif est d'identifier le processus par lequel recherchent et utilisent les informations qui leurs apparaîent les plus appropriées pour effectuer le choix (les deux principales méthodes sont  les tables d'information et la méthode des protocoles verbaux).


Les méthodes qualifiées de STRUCTURAL MODELING font intervenir les méthodes statistiques , la plupart de temps une analyse de régressions multiple de type linéaire pour construire un modèle structurel des relations existant entre la réponse des consommateurs (attitude globale vis-à-vis de telle ou telle marque) et leur perception des diverses caractéristiques du produit.on peut considérer les consommateurs, dans tous les cas un modèle linéaire lorsqu'ils forment leurs jugements, en plus il faut distinguer entre les modèles compensatoires (compense des mauvais scores sur certains attributs par des bons scores sur d'autres attributs pour arriver un score global pour chaque marque) et non compensatoire (il est identifié par trois modèles : conjonctif, disjonctif et lexicographe)


Un modèle conjonctif : le consommateur fixe a priori des seuils sur des des attributs et clés en dessous desquels il ne souhaite pas descendre

Un modèle disjonctif : est utilise toutes les fois que le consommateur privilégie certains attributs pour lesquels il cherche d'obtenir les meilleurs scores possibles

Un modèle lexicographique : il fonction de façon séquentielle. Les attributs sont d'abord classés par ordre d'importance de plus au moins, l'ensemble des marques est ensuite comparé sur le premier attribut (le plus important).


8 – le processus de traitement de l'information par le consommateur:


L'étude du processus par laquelle le consommateur acquiert et analyse l'information pour arriver à une décision d'achat ou de non achat a traditionnellement privilégie l'approche  dite cognitive, illustrée dans les années 1960 et 1970 par les modèles mufti-attributs.


Le paradigme dominant correspondait à une séquence ´´cognitive-affective-conative´´ et soulignant les difficultés et les limites de consommateurs à traiter parfaitement l'information, tout en gardant l'acquis de la psychologie cognitive, les approches les plus récentes ont réhabilité et introduit les dimensions affectives, émotionnelles parfois irrationnelles et inconscientes de la prise de décision.


L'examen des principaux modèles montre l'importance accordée à trois facteurs clés : l'opportunité d'exposition à l'information, les motivations et les capacités des sujets à effectuer le traitement de cette information. Ce traitement a été abordé en termes de niveau et de profondeur.


Le traitement des informations que l'on peut traditionnellement distinguer concernent :

Détection sensorielle : l'individu est d'abord sollicite au niveau des sens par l'intermédiaire des processus largement innés et automatiques. Il y a de détection ou éveil sensoriel si les stimuli avec lesquels le consommateur est mis en contact dépassent certains seuils dits absolus. Il existe aussi ce qu'on appel les seuils différentiels qui correspondent à la variation minimale qui doit intervenir dans l'intensité des stimuli concernés pour que l'individu puisse ressentir une variation et distinguer des stimuli des autres.


La simulation à subliminales et la mémoire implicite :


On parlera de stimulation subliminale lorsque l'individu est soumis à des stimuli, qui parce qu'ils sont situés en dessous des seuils de perception, ne peuvent pas être détectés par l'individu mais dont l'intensité est toutefois, suffisamment forte pour aboutir à un enregistrement sensoriel.


Les mémoires sensorielles :


L’information recueillie au niveau des sens est initialement et très brièvement stockée dans des registres, codes ou mémoires dites sensorielles.L'information visuelle est placée dans la mémoire iconique ou elle est conservée intact pendant un laps de temps très court, de l'ordre de quelques fractions de secondes.

Toute analyse un peu fine dans les mémoires sensorielles présuppose une focalisation de l'attention, cette focalisation se traduit très vite si le consommateur se trouve un état de vigilance, elle peut au contraire se manifester très tardivement ou pas du tout si le consommateur la fin de consommateur a plus grande indifférence.


L'attention focalisée :


Quelles que soient les définitions données à l’attention, on trouve l’idée qu'elle requiert un effort mental et qu'elle est plus ou moins sélective et focalisée selon les motivations de l'individu et les exigences de la tache.

L'attention focalisée va faire intervenir des processus de traitement dont certains sont successifs, hiérarchisés, contrôlés alors que d'autres restent parallèles est encore de type automatique.

L'existence d'un canal de traitement et d'un ``goulet d'étranglement´´ a été longtemps retenu par des chercheurs pour expliquer les difficultés qu'un individu éprouve à traiter  en profondeur plusieurs messages simultanément


L'émergence significative :


comme le rappelle WELLS et BARBAIS en 1992,une sensation ne devient perception que si l'individu accorde une signification à la source responsable de la sensation, à la différence d'une sensation, une perception est toujours construite .Le consommateur utilise les informations reçues pour alimenter sa réflexion ou pour arriver ou pour arriver a un  jugement sur un produit, il traite alors l'information pour lui donner un sens général puis personnel. Pour ce faire, il s'engage dans un ensemble de processus de structuration, d'indifférence et d'élaboration fortement chargés d'émotions d'images mentales, des vocations et d'associations plus ou moins conscientes que si l'information dont il dispose lui apparaît insuffisante et si le risque perçu est élevé, le consommateur va se livrer à une recherche externe de l'information. L'information réunie et comparée et éventuellement intégrée à l'information disponible en mémoire.


L'opinion générale admise de nos jours et que l'individu dispose pour résoudre l'extrême variété des tâches qui lui sont proposées de multiples systèmes mémoriels spécialisés et distincts bien que souvent  complémentaires.

La mémoire déclarative : correspond au souvenir conscient, explicite des faits et des événements à la fois au plan sémantique et au plan épisodique.

la mémoire non déclarative : regroupe diverses formes de mémoire de plus ou moins conscientes correspondant à un ensemble d'attitudes et d'habitudes conditionnées.

La mémoire sémantique : représente l'ensemble de connaissances générales, abstraites et organisées d'une personne possède, sur le concept et les termes, sur leurs relations et règles de manipulation, ainsi que sur leurs référents.
La mémoire épisodique : reçoit et stocke l'information unique et concrète concernant certains épisodes précis auxquels l'individu a été associé, ainsi que les relations temporelles et spatiales existantes entre ces évènements.

La mémoire autobiographique : correspond à la partie de la mémoire épisodique qui concerne uniquement l'individu et ses expériences passées à l'exclusion des épisodes relatifs à autrui(elle a une forte charge cognitive et émotionnelle)


9 - L'imperfection des choix:


Comme nous l'indique la littérature spécialisée sur le jugement de la prise de décision, les individus ne sont pas parfaits dans leurs traitements de l'information disponible dans leurs environnements. Lorsqu'ils évaluent des produits ou des marques, les consommateurs ne se contentent pas d'appliquer des règles ou des modèles rationnels ou quasi rationnels qui viseraient à identifier, à partir de certains contraintes la ``meilleure´´ option.Il est bien connu par exemple que les consommateurs et les individus en général on le plus grand mal à traiter d'une manière qualifiée les informations porteuses ou génératrices de pensées ou des émotions fortement négatives ou tendant à créer un sentiment de culpabilité.Lorsque la prise de décision porte sur un produit ou un service que le consommateur juge important, celui-ci s'efforcera bien sûr d'être aussi rationnel que possible de manière à réduire la dissonance, le doute et l'anxiété qui pourraient surgir pendant ou après l’achat .


Conclusion:


Les philosophes et les sociologues se sont à juste titre penchés sur les excès de la société de consommation, présentée comme la recherche effrénée de la satisfaction des besoins souvent artificiels. Peut-être serait-il temps que les chercheurs se penchent maintenant sur la société d'achat. Si l'acte de consommation peut être assimilé, dans la plupart des cas à une satisfaction voir un plaisir, on peut douter qu'il est en soit de même pour l'acte d'achat, que beaucoup d'acheteurs vivent d'une manière fort peu agréable. Les efforts des pouvoirs publics, des fabricants et des distributeurs devraient tendre à la rendre aussi efficace et aussi peu stressant que possible, cette double exigence représente un véritable programme pour tous les acteurs concernés.




Les jeunes économistes

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