Les conclusions importantes du diagnostic
concernant les ressources humaines :Bien que certaines activités doivent être
renforcées par l’intégration d’un personnel qualifié supplémentaire à la
(C.D.G), par exemple, dans la division financière, au pôle participations et au
pôle des activités de marché, etc., la contrainte fondamentale actuelle
concerne la capacité de gestion et de motivation du personnel et non le
manque de compétence. Ceci a déjà été reconnu par la direction générale et par
l’audit qui vient d’être fait récemment par le cabinet Ernest and Young .
L’état de démobilisation des ressources humaines
constaté au sein de plusieurs structures de la CDG est grave, à tel point que les aspects liés à
la gestion et à la motivation du personnel exigent une attention de toute
urgence.
Trois exemples peuvent illustrer
la gravité de la situation :
• Plusieurs
responsables occupant des postes clés ont manifesté leur intention de quitter
l’établissement à la première occasion ;
• La
non-coopération a atteint en plusieurs cas l’état de blocage systématique des
travaux des autres ;
• L’esprit de
“clan” empêche toute action constructive de redressement.
Une bonne partie des problèmes
que nous avons constatés durant ces deux mois de stage à l’aide des interviews
et des observations ne sont que la conséquence directe de la situation des
ressources humaines qui prévaut. Et si cette situation n’est pas radicalement
améliorée, ces problèmes peuvent persister.
L’audit du recrutement et de la motivation
3-1 Sélection et
recrutement du personnel :
3-1-1 Introduction :
La fonction de recrutement est
gouvernée par les plans et budgets, eux-mêmes établis d’après les prévisions
des besoins en personnel.
Le recrutement obéit à certains
critères, dont l’un des éléments fondamentaux est la définition de descriptions
et profils de postes détaillés, pour les postes de responsabilités et profils
plus succincts pour le personnel non-cadre.
3-1-2 Responsabilités
:
- Principes :
Le principe est que les
utilisateurs sont responsables de la définition et de la planification de leurs
besoins en effectifs, ainsi que de la sélection du personnel à recruter et de
son affectation.
En vue de réaliser les
recrutements prévus et approuvés, les candidatures sont centralisées au niveau
d’une administration spécialisée, qui reçoit spontanément des demandes ou les
suscite par voie de presse ou contacts directs lorsque des candidatures
spontanées sont reçues en dehors des compagnes de recrutement, la structure
administrative enregistre, classe et conserve ces candidatures dans un fichier
approprié, et en notifie les utilisateurs potentiels, de façon résumée.
Dans cette structure, une
sous-structure psychotechnique conduit les premiers entretiens, fait passer les
tests d’aptitudes générales ou techniques souhaitables, accompagne les
candidats dans leurs visites aux responsables. Elle contribue également à la
sélection, mais en se limitant à une appréciation générale sur les motivations
compétences techniques. Quant à la décision finale de recrutement appartiennent
à l’utilisateur, c’est à dire au futur responsable hiérarchique (directeur) du
candidat.
Pendant la phase de recueil des
candidatures et de sélection, les structures administratives doivent fournir de
manière informelle aux utilisateurs les informations dont ceux-ci pourraient
avoir besoin, en matière de formation, équivalence de diplômes, classement des
candidats suivant les statuts et dans la grille des salaires , calcul des
avantages sociaux et autre compensations en espèce ou en nature, dont les
candidats pourraient bénéficier.
Après la décision de
recrutement, la structure administrative établit les conditions précises de
l’embauche, effectue ou coordonne les formalités de recrutement et envoie la
lettre de recrutement sous la signature du directeur du personnel ou du
directeur général.
Les directions utilisatrices ont
la responsabilité de préparer l’accueil, l’orientation et l’insertion des
candidats embauchés. Les recrutements sont généralement sanctionnés par une
période d’essai, de longueur variable suivant la catégorie de personnel, à la
fin de laquelle l’utilisateur apprécie le stagiaire et recommande ou non son
engagement définitif.
- Diagnostic :
Dans l’organisation de
recrutement, la CDG
manque d’un certain nombre de moyens et de structures, sans lesquels la
fonction ne peut pas être exercée :
• Il n’existe
aucune politique de recrutement .
• Les
prévisions de recrutement sont faites année par année sans prendre en
considération l’évolution des activités de la CDG à moyen et long terme. Mais surtout absence
de planification en terme de description du poste et du profil. On recrute des
personnes à haut niveau de compétence mais pour des postes opérationnels
et non pas pour des postes de décision et de gestion.
• Une grande
partie des candidatures passent directement aux utilisateurs qui n’exploitent
pas à fond les possibilités du marché de l’emploi et dont les décisions de
recrutement ne paraissent pas toujours justifiées faute de critères tels que la
description et le profil des postes, ou faute de tests, etc ;
• Un système
informel de dérogations s’est développé, par rapport au statut, de manière à
recruter et maintenir certaines spécialistes et responsables de haut niveau, en
les faisant échapper au statut ou en leur accordant des avantages particuliers
hors statut.
• Des délais
exagérément longs interviennent parfois entre la décision de recrutement, la
constitution du dossier et l’engagement effectif, du fait de la rigidité
du système actuel ;
• La division
affaire administratives, qui reçoit quelques 30 dossiers quotidiennement
d’offres de services spontanées ne tient plus de fichier de candidatures.
• Du point de
vue du marché local de l’emploi, la
CDG offre peu d’avantages, du fait de l’actuel statut du
personnel et de la nouvelle grille de rémunération récemment proposée par
le cabinet d’audit Ernest and Young, d’ou la difficulté d ‘attirer un nombre
appréciable de candidatures valables et de permettre une véritable sélection.
Ceci explique le système de
recrutement de la CDG
injuste et basé sur l’abus de pouvoir.
3-1-3 Le recrutement
interne :
- Principe :
La priorité doit être donnée au
recrutement interne, facteur clé, en vue de :
- Développer des compétences
internes et valoriser l’expérience ;
- Maintenir le personnel et le
motiver pour faire ses preuves ;
- Créer un esprit de
collaboration “esprit-maison”
En général cette priorité
devrait être organisée par différents moyens :
• Moyens
organisationnels et partage de compétences :
Une cellule responsable du
développement des ressources humaines, distincte de la structure administrative
gérant le personnel, suit les carrières des cadres et des titulaires de postes
hiérarchiques, ainsi que la planification de la formation à long terme.
• Information
inter-entreprise :
Les campagnes de recrutement et
les postes vacants sont annoncés par voie d’affichage ou dans le bulletin
interne de l’entreprise suffisamment à l’avance pour susciter des candidatures.
les candidatures internes sont
traitées comme celles provenant de l’extérieur.
- Diagnostic :
Or, à la CDG,
-Le recrutement interne n’est
pas organisé actuellement faute de concept de développement et de planification
des ressources humaines.
Cela peut être considéré comme
un danger pour la CDG,
puisque des personnes compétentes occupant le même poste plus de 20 ans se
trouvent souvent subordonnées à des jeunes sans expérience qui viennent d’être
recrutés de l’extérieur, ce qui crée pour la plupart du temps des
insubordinations et un manque de collaboration.
3-1-4 Appel à la
concurrence :
- Principes :
Pour certaines catégories de
personnel, les campagnes de recrutement ont lieu une fois par année ; pour
d’autres deux ou quatre fois, à des périodes appropriées.
Pour une liste de poste, qui
dépend en général des conditions locales du marché du travail, les procédures
de recrutement proviennent de l’organisation obligatoire et périodique de
concours, confiée à une cellule chargée du recrutement dans la structure
administrative.
Les campagnes de recrutement
servent à mettre le maximum de candidats en concurrence pour un ou des postes
déterminés. La structure administrative effectue ainsi une première sélection
et le classement des candidats retenus avant d’adresser ceux-ci aux
utilisateurs responsables pour interview et sélection définitive.
- Diagnostic :
• La CDG ne bénéficie pas de
meilleures conditions internes de recrutement à l’heure actuelle. Outre
l’imprécision de la frontière “fonctionnels”.
• Il n’existe
ni politique, ni procédures formelles de recrutement, indiquant les postes pour
lesquels le recrutement par concours devrait d’ailleurs être obligatoire, ceci
se fait justement sans concours d’embauche pour la CDG dont les personnes qui
viennent passer ce concours n’ont reçu d’information qu’à travers le bouche à
oreille.
(Ceci est donc à l’origine d’un
clivage important relevé à la CDG,
où les gens distinguent volontiers les anciens et les hommes de
l’ex-directeur.)
3-1-5 Conclusion et
recommandation :
Outre l’établissement de
description et de profil des postes, la
CDG devrait, en priorité :
• Centraliser
toutes les candidatures dans une sous-structure appropriée. Au plan
organisationnel, la fonction de recrutement devrait être confiée à une unité
distincte, dirigée par une personne de l’entreprise avec quelques années
d’expérience dans l’administration des tests, l’évaluation des qualifications
et des besoins.
Cette sous-structure, chargée du
recrutement pour l’ensemble de l’établissement, suivant les besoins des
utilisateurs, peut être située dans la structure administrative chargée de
l’organigramme de la société.
La sous-structure chargée du
recrutement contrôlerait la conformité formelle des recrutements aux statuts et
au budget et testerait les conditions du point de vue de leurs motivations et
de leurs aptitudes générales.
• Définir une
politique et des procédures de recrutement.
• Concevoir et
organiser le recrutement et la promotion internes, fondamentaux, si on veut
changer l’esprit qui règne actuellement dans l’établissement ; faire circuler
aussi toute l’information nécessaire sur le développement des activités, les
postes vacants et la création de postes budgétaires.
• Assurer un
choix rigoureux entre un nombre plus grand de candidats, par le lancement de
campagnes de recrutement centralisées à la sous-structure à créer.
• Concevoir et
tenir un fichier de candidatures pour certaines catégories du personnel et
circuler l’information résumée auprès des utilisateurs potentiels, c’est à dire
les directeurs des fonctions.
• Suivre les
recrutements et essentiellement le rapport entre l’offre, la demande et les
recrutements effectués, pour certaines catégories du personnel.
• Assouplir
les formalités d’embauche, de façon à permettre aux candidats sélectionnés de
commencer leur travail aussi rapidement que possible.
• Valoriser la
période d’essai, en réévaluant les stagiaires à la fin de cette période de
façon effective avant leur engagement définitif.
• Valoriser
les stages de conception, et voir s’il y a possibilité de recruter les
meilleurs.
3-2 Motivation,
Rémunération et avantages sociaux :
3-2-1 Rémunération :
- principes :
Le salaire constitue la contre
partie du travail rendu par l’employé. Il dépend des conditions de travail du
poste, de la qualification du titulaire et de et de son rendement.
Les avantages sociaux sont
accordés par les employeurs pour assurer une stabilité de leurs personnels, un
climat social sain, et garantir les employés contre des risques d’ordre
professionnel ou extra-professionnel.
Une entreprise ayant des
objectifs ambitieux, doit aussi avoir des niveaux de salaires et des conditions
d ‘emploi lui permettant de constituer son potentiel humain.
Ainsi, la plupart des
entreprises offrent :
•
Des systèmes de rémunération et d’avantages sociaux compétitifs avec les
entreprises opérant dans le même secteur d’activité.
• Une structure des
salaires composée d’une partie fixe, correspondant à la cotation de base du
poste à laquelle s’ajoutent différentes majoration de caractère familial ou
social ( ancienneté, allocations de familles, etc. ) , une partie indemnitaire
dépendant de la fonction et, ou des conditions particulières du travail, et une
partie variable liée à la seule évaluation des performances.
• Une progression
des salaires qui suit également le coût de la vie.
- Diagnostic :
L’étude qui a été menée a révélé
que :
• La progression
statutaire des salaires, particulièrement défavorable pour le personnel non
cadre.
• Les augmentations de
salaire annuelles, qui ne sont pas fondées sur une évaluation réaliste des
performances, l’avancement se fait à l’ancienneté.
• Le fait que le salaire
de base est établi d’après les diplômes et la reconstitution de carrière
uniquement.(Il semblerait que jusqu’à présent le ministère de finance ait
refusé le rattachement du salaire au poste, par crainte d’abus)
• Des possibilités
limitées de promotion, chaque année, du fait de la règle des quotas et des
conditions trop restrictives de changement de catégorie.
• La grille des salaires
n’a pas été actualisée et les salaires sont loin de suivre la hausse économique
du coût de la vie, particulièrement à Rabat.
(Avant mon départ, une
commission travaillait sur la nouvelle grille de rémunération, basée sur
l’évaluation des postes).
• La C.D.G. n’est pas compétitive,
du point de vue des rémunérations, (salaires et avantages sociaux) qu’elle peut
offrir, par rapport au privé, ni même à d’autres établissements ou
administrations publics telles que l’OCP, la SCP, l’ONE, voire le ministère de l’équipement.
etc.…
• Le faible niveau des salaires
est “compensé” par divers complémentaires, allongements injustifiés des
missions et déplacement à l’étranger, etc.…, qui exacerbent les tensions entre
l’établissement et les contrôleurs du ministère des finances.
La commission du statut du
personnel travaille actuellement sur un projet de statut, qui devrait proposer
des changements simplificateurs dans la structure des salaires et une nouvelle
grille. D’après les informations reçues, il viserait également à revaloriser
l’emploi indépendamment des diplômes du titulaire.
La commission a prévu, en effet,
de mener une action en trois étapes, en collaboration avec les directions :
-La codification des différents
types d’emplois, par spécialité.
-La fixation d’une fourchette
d’évolution dans les postes et les catégories de personnel correspondantes.
-Etude des liens entre les
différentes postes et spécialités.
3-2-2 Avantages sociaux
:
- Principes :
Les avantages sociaux dépendent
largement des conditions économiques et politiques (équilibre des forces sociales
dans l’entreprise et la nation) et varient largement d’un pays à un autre. Il
n’y a pas à proprement parler de critères-clés dans la pratique internationale
de ce point de vue.
Le système de présentation
sociales, cependant, joue un rôle important dans le maintien du personnel. Il
paraît revêtir une grande importance au Maroc, où les différences de salaires
sont faibles d’un établissement public à l’autre tandis que les avantages
sociaux varient considérablement.
- Diagnostic :
La CDG offre un système complet
d’avantages sociaux, dans la mesure de ses moyens financiers actuels, (même si
la plupart des employés affirment que l’établissement peut faire encore mieux,
surtout avec sa situation financière actuelle).
La compétitivité de la CDG dans le domaine du
recrutement et du
maintien de son personnel est
souvent analysée par comparaison avec d’autres offices marocains, tels que
l’ONE ou l’OCP qui, pour différentes raisons historiques ou économiques,
servent à leurs employés des prestations sociales beaucoup plus intéressantes
et variées, dans les domaines du logement, des services médicaux et des
colonies de vacances, notamment.
Prévoyance :
- La division
administrative de la CDG
a réalisé des efforts importants pour assurer la continuité des prestations
sociales aux personnels.
- Des actions
ont été lancées par la division administrative pour améliorer les services
sociaux rendus au personnel (assurances-maladies, caisse de retraite et service
médical).
- Tout le
personnel de la CDG
est affilié au régime collectif de retraite et d’assurance, organisme géré par la CDG elle même, par ce que le
dahir instituant le RCAR stipule que ce régime s’applique obligatoirement au
personnel des établissements publics. Dans ce cadre le personnel peut jouir de
quelques avantages offerts par ce régime, l’exemple du RECORD.
- A l’heure
actuelle, les retraites, calculées sur le salaire de base ( qui représentent
seulement 50% à 70% du salaire réel, suivant les catégories de personnel, sont
source d’inquiétude parmi le personnel-cadre ayant dépassé la quarantaine.
3-2-3 Autres éléments de la
motivation :
- Principe :
D’autres facteurs jouent
également un rôle important dans la motivation du personnel, et notamment des
cadres, à savoir :
• Les possibilités de
formation par et dans l’entreprise.
• L’existence d’un cadre
discipliné de travail, avec des règles autoritaires imposées par les
responsables, et reconnaissance des mérites individuels.
• Le respect des agents
envers leur supérieurs hiérarchiques, en reconnaissant le principe de (l’homme
qu’il faut à la place qu’il faut).
• Une évaluation
rigoureuse et juste des performances, assortie de sanctions positives et
négatives susceptible de motiver l’ensemble du personnel et sur laquelle puisse
se fonder une planification des carrières à long terme.
• Un climat de travail
favorable : souplesse des équipes de travail, allégement de la hiérarchie,
accès facile à l’information, concertation et liberté d’expression, relations
de travail informelles, volonté de coopération de la part de tous, etc.
Un tel climat semble être
favorisé, d’une part par l’existence d’organes de liaison et de coordination
(comités, commissions, réunions périodiques par structure, brainstorming) et,
d’autre part, par un effort d’amélioration des conditions de travail.
- Diagnostic :
Outre le manque de compétitivité
de l’établissement du point de vue des salaires et des avantages sociaux,
d’autres contraintes internes et externes sembles contribuer à la démotivation
actuelle grave du personnel :
• Une insuffisance
d’encadrement, combinée à une mauvaise organisation des compétences existantes
et une sous-utilisation de certains personnels pourtant qualifiés et motivés.
S’ajoute à cela les effectifs qui n’ont pas pu être quantifiés et appréciés dans
toutes les sous-structures, il apparaît que certaines souffrent de pléthore
tandis que d’autres arrivent à peine à absorber leur volume de taches
courantes, faute d’une quantité suffisante de personnel.
• La hâte de certaines
nominations, qui paraissent avoir été faites sans tenir compte du principe «
l”homme qu’il faut à la place qu’il faut », d’ou la frustration et la
démotivation d’une quantité suffisante de personnel.
• L’absence d’une
véritable gestion des ressources humaines à long terme (évaluation des
performances et plans de carrière).
• Des comportements
fâcheux de résistance par inertie ou blocage, en cas de désaccord, au lieu de
rechercher les solutions.
• L’existence de nombreux
clivages à l’établissement, entraînent la constitution de clans, les anciens,
les groupes et sous-groupes régionaux ; homme de confiance d’un ministre ou
d’une personnalité, etc.
• L’incertitude quant au
degré de décentralisation des responsabilités : incertitude quant au partage
des taches entre opérationnels et fonctionnels et absence d’un système formel
de délégation de pouvoir, par niveau hiérarchique.
Quoique de tels clivages
puissent être observés dans particulièrement toutes les entreprises, il semble
que ces divisions aient pris une acuité particulière à la CDG. De nombreux
responsables, dans toutes les directions ont déclarés s’apprêter à quitter
l’établissement ou envisagent de le faire à moins qu’interviennent des
changements radicaux dans le bref délai.
3-2-4 Conclusions et
recommandations :
Il importe que tous les moyens
soient donnés à la CDG,
pour mener rapidement à bien un nouveau projet de motivation, ce qui implique :
• La collaboration nécessaire et
sincère des responsables, par opposition à leur désintérêt actuel.
• L’étude, en priorité, d’un
nouveau système de rémunération simplifié et approprié aux activités de
l’établissement, conçu pour attirer et stabiliser le personnel compétent.
• La définition claire du rôle
des délégués du personnel, ainsi que des modalités de leur intervention dans la
vie de l’établissement, y compris leurs rapports avec la direction.
• Une information largement
diffusée sur les objectifs de l’organisation et sur les principes de promotion
et de rémunération, de manière à rassurer le personnel et créer un climat
serein.
Nous recommandons également
d’autres modifications dans l’organisation :
• Envisager un effort de
sensibilisation à la gestion des ressources humaines, le commandement et,
surtout, la motivation des hommes ainsi que la dynamique des groupes. Afin de
favoriser le dépassement de certaines attitudes actuelles négatives et
renforcer la motivation.
• La création d’une
fonction de conception et de mise à jour de l’organisation et des procédures,
dans la cellule qui s’occupe du développement des ressources humaines.
• En vue de donner aux
ressources humaines toute l’importance et l’attention qu’elles exigent dans
l’effort actuel d’organisation de la
CDG, la création d’une nouvelle fonction chargée de proposer
et planifier le développement des ressources humaines, rattachée directement à
la direction générale, est recommandée.
• Le développement et la
planification des carrières, d’une part par l’élaboration des fiches
individuelles de carrière, et d’autre part, l’établissement de filière de
carrières(successions possibles de postes et/ou de compléments de formation),
et le suivi à terme de la planification des carrières.
L’audit de l’évaluation des performances, des sanctions et de la formation.
4-1 Évaluation des
performances et développement des carrières
4-1-1 Évaluation
et notation :
- Principe :
L’évaluation du personnel,
annuelle et parfois bi-annuelle, suivant la catégorie de personnel, est
généralement faite sur la base de plusieurs critères :
• Des critères qualificatifs,
tels que les critères des mesures des performances contenus dans des
descriptions de postes détaillées ; taches précises, qualité des services
fournis, aptitudes particulières démontrées, ponctualité et fiabilité des
rapports, etc.… Ces critères étant connus préalablement du titulaire de poste
et faisant partie d’un accord entre lui et son supérieur hiérarchique ;
•Des critères quantitatifs, tels
que des objectifs mesurables définis et acceptés par l’intéressé, dans le cadre
de ses prévisions budgétaires et de l’évaluation précédente .
Les formulaires d’évaluation
sont individuels et comprennent également des rubriques en vue d’évaluer les
aptitudes générales des gens, leur potentiel dans leur activité présente et
d’autres activités possibles, ainsi que des recommandations en vue d’une
formation complémentaire, d’une promotion, d’un stage sur le terrain, d’un
changement d’affectation à plus ou à moins long terme, etc.
Plusieurs formulaires existent
généralement, avec différents critères d’appréciation, pour le personnel
technique, le personnel administratif, cadre et de maîtrise, employé et
ouvriers, suivant les compagnies. Le degré de sophistication des formulaires
varie d ‘une entreprise à l’autre.
- Diagnostic :
• A la CDG, l’évaluation annuelle des
performances est réalisée chaque automne par les responsables hiérarchiques, à
l’initiative de la structure administrative, sous forme de notation sur 20
points.
Elle est liée à l’évaluation de
l’année précédente puisque le nombre de points accordés chaque année ne doit
pas dépasser plus ou moins trois points à la note accordée l’année précédente.
La notation est liée à la prime
de rendement. Celle-ci évolue en fonction de la note à laquelle correspond un
taux en %.
Cependant, les cadres ne sont
pas notés ; ils échappent à la notation et dans leur cas, la prime de rendement
est calculée sur une autre base, avec un pourcentage d’augmentation annuelle
variant entre 0 et 3 %.
• La
promotion, en revanche, n’est pas liée à la notation. Elle a lieu au printemps
: 30% des effectifs peuvent chaque année être promus. Cette promotion est faite
sur proposition de la hiérarchie, par changement de catégorie ou échelle dans
le classement.
Ni la notation ni la promotion
ne sont fondées sur des critères pré-établis.
• Le système
parait extrêmement compliqué, d’après ce que j’ai compris, crée il y a fort
longtemps .
La commission du statut du
personnel de la CDG
travaille actuellement sur la grille et la structure des salaires. Le principe
est de lier désormais une partie du salaire à une évaluation réelle des
performances.
4-1-2
Organisation de l’évaluation des performances :
- Principe :
L’évaluation est, par
définition, un processus qui commence au bas de la pyramide hiérarchique et se
poursuit, en montant d’un niveau hiérarchique à l’autre, jusqu’à la direction
générale. Les chefs de services, par exemple, évaluent leurs collaborateurs
puis sont ensuite évalués par leurs supérieurs, etc.
Les fiches d’évaluation sont
transmises ainsi au niveau hiérarchique immédiatement supérieur et ainsi de
suite, avec des propositions et des commentaires. Elles font l’objet d’une
discussion d’abord entre l’intéressé et son supérieur hiérarchique, puis de
niveau en niveau, à l’intérieur de chaque sous-structure.
Au cours de la discussion entre
l’intéressé et son supérieur, les performances de l’année en cours sont
analysées et appréciées ainsi que les objectifs arrêtés d’un commun accord pour
l’année à venir. La discussion dans le cadre de l’évaluation annuelle réaffirme
ainsi une sorte de « contrat moral » entre employé et ses supérieurs, au nom de
l’entreprise.
Il importe, pour la motivation
générale, que l’évaluation soit faite dans les délais et de façon aussi
impartiale et objective que possible. Il importe aussi que ses résultats soient
consolidés, analysés, justifiés le cas échéant et traduits immédiatement en
mesures concrètes, dans le sens d’une amélioration, du maintien du statu-quo,
de propositions en vue d’une formation ou d’un stage, de responsabilité accrue,
etc.
Les résultats d’évaluation sont
consolidés par une structure administrative, puis exploités par la structure
chargée du développement des ressources humaines :
• La structure
administrative est tout d’abord chargée de recueillir et de consolider les
fiches d’évaluation. Elle en tire la liste des avancements dont découlent les
primes ou les augmentations de salaires pour l’année suivante et prépare, en
collaboration avec la structure financière, l’état prévisionnelle des
augmentations de salaires pour l’année à venir.
• L’autre
structure, chargée du développement des ressources humaines à long terme,
consolide et traduit les résultats de l’évaluation en besoins recrutement,
programmes de formation, etc. Et fournir des données pour la planification des
ressources humaines à long terme.
Cette structure suit également,
de façon permanente, la carrière d’une liste pré-établie d’individus ou de
titulaires de postes hiérarchiques.
L’évaluation annuelle sert donc
à deux niveaux et permet d’atteindre plusieurs objectifs :
• D’une part,
elle permet de déterminer les avancements et promotions annuelles,
• D’autre
part, elle fournit la documentation indispensable au développement des
carrières individuelles des principaux cadres de l’entreprise et à la
planification des ressources humaines.
• Enfin, elle
fournit les bases de la définition des besoins en formation.
Un comité de développement des
carrières, généralement présidé par le directeur général, se réunit
périodiquement pour mettre à jour les fiches individuelles de carrières,
discuter des évaluations, envisager les différentes filières possibles de
carrière, préparer des nominations et de façon générale, arrêter les
orientations générales annuelles au niveau de l’entreprise, pour la
planification et la budgétisation des ressources humaines.
Certaines dossiers font l’objet
suivi trimestriel (par exemple, quand les individus concernés suivent une
formation, sont en stage ou ont été chargés de missions ponctuelles), tandis
que d’autres sont examinés seulement une fois par an.
Les équipes qui animent la
structure chargée du développement des ressources humaines et le comité de
développement des carrières, sont restreintes et composées de quelques
spécialistes en ressources humaines qui travaillent en étroite collaboration
avec des cadres opérationnels expérimentés, de manière à avoir une
compréhension parfaite de toutes les activités de l’entreprise et une juste
appréciation de la valeur individuelle, du point de vue de l’entreprise, des
cadres dont les carrières font l’objet d’un suivi.
Un membre du comité de
développement des carrières assure la coordination avec les autorités
extérieures concernées également par la formation et le développement des
ressources humaines.
- Diagnostic :
• A la CDG, le système de notation
est inspiré du statut de la fonction publique et ne permet pas de mesurer
véritablement les performances individuelles, faute de critères pré-établis.
• Il ne donne
pas lieu à une réelle discussion entre l’intéressé et son supérieur
hiérarchique mais les notations et les promotions proposées sont discutées,
structure par structure.
4-1-3 Conclusions et
recommandations :
Comme indiqué plus haut,
l’évaluation du personnel doit déboucher sur des gratifications ou des
sanctions appropriées et fonder la promotion et le développement des ressources
humaines.
Les actions prioritaires, dans
ce domaine, pour l’établissement apparaissent être :
• La
définition d’une politique de développement des ressources humaines fondée
essentiellement sur l’évaluation des performances, avec au plan
organisationnel, la création d’une structure de développement des ressources
humaines pour assurer l’exploitation des fiches d’évaluation pour le
développement des carrières.
• La conception
d’un système d’évaluation approprié des performances aux activités actuelles.
•
L’établissement d’une procédure unique d’évaluation du personnel,
permettant de déterminer les primes à servir et d’identifier les opportunités
de promotion, transfert, recyclage, envoi en formation, déplacement de
personnel, en fonction des performances individuelles.
• La
définition des critères d’évaluation appropriés, par postes, et leur inclusion
dans les descriptions de postes correspondants, Ainsi que la conception de
formulaire d’évaluation appropriés pour les cadres et pour les non-cadres.
4-2 SANCTION
4-2-1 Introduction :
Dans la Pratique, les sanctions,
positives ou négatives, interviennent :
- Soit, dans le cadre de l’évaluation annuelle des performances ;
- Soit, ponctuellement, pour des abus ou infractions caractérisées, ou en raison d’actes ou de comportements particulièrement méritants du point de vue de l’entreprise.
4-2-2 Sanctions générales :
- Principes :
Dans le cadre de l’évaluation
annuelle des performances les responsables hiérarchiques attribuent une note ou
un certain nombre de points auquel correspond une augmentation de salaire ou
une prime. Les promotions, changements de postes, mutations, détachements,
envois en formation, etc. Sont également proposés dans ce cadre, une fois ou
deux par an, suivant les compagnies.
Cependant, en cas de
fléchissement significatif dans les performances, de démotivations, d’absence
prolongée, ou toutes autres raisons (infractions et sanctions du deuxième type,
notamment, au cours de l’exercice écoulé). La direction peut décider d’un
avancement nul, voire négatif (encore que certaines conventions collective
excluent les pénalités ou la rétrogradation dans le classement). De même,
l’évaluation des performances peut entraîner le déplacement d’office, la
destitution d’un poste hiérarchique ou la résiliation du contrat de travail.
Si la cotations des postes
hiérarchiques correspondent à des fourchette de points, rien n’entrave en
général, une progression rapide dans la fourchette correspondant à un poste,
jusqu’a l’extrémité supérieure de la fourchette . la rémunérations est alors
plafonnée à moins que l’intéressé ne change de poste.
Outre la progression des
salaires, d’autres sanctions positives peuvent intervenir en résultat de
l’évaluation annuelle des performances, suivant les usages de l’entreprise :
inscription à un tableau d’honneur, prime exceptionnelle de mérite, distinction
particulière, sur proposition de la hiérarchique.
Enfin, on notera qu’outre
l’évaluation annuelle des performances, les entreprises bien organisées
procèdent parfois à des évaluations beaucoup plus approfondies de leurs
personnels, en cas de restriction ou de création d’activités nouvelles cette
évaluation , confiées généralement à des sociétés de services spécialisés,
débouchent sur des recommandations en vue de mutation, programmes de formation
individualisés transferts et promotions d’agents.
- Diagnostic :
D’après les quelques questions
que j’ai pu poser sur les quelques personnes travaillant à la CDG, j’ai pu comprendre que :
• il est
impossible de licencier un agent, sauf pour faute lourde, dûment constatée, et
tout licenciement doit être approuvé par les délégués du personnel ;
• toute
compression de personnel (licenciement économique ou pour abandon d’activité)
doit être préalablement soumise à des instances extérieures ;
• la
pré-retraite, ou retraite proportionnelle n’est possible que dans les cas
limités.
• la notation
ne permet pas de sanctionner réellement les performances. Faut de critères
établis, elle varie également en fonction des responsables et introduit des
distorsions plutôt que des gratifications justifiées (certains responsables
notent « large » , d’autres avec moins d’amplitude).
• De façon
générale, la place de l’évaluation de performances qu’est un processus de
sanction générale, n’est pas comprise au niveau de la gestion des ressources
humaines ou paraît inapplicable du fait de considérations réglementaires ou
politiques.
4-2-3 Sanctions
ponctuelles :
- Principes :
Ce sont les sanctions négatives
classiques et traditionnelles, en cas d’abus ou d’infraction. Dans toutes les
entreprises, une liste plus ou moins précise et détaillée des infractions et
sanctions, figure dans la convention collective et ou le règlement intérieur.
Les infractions considérées
concernant les atteintes aux biens, aux personnes, à la discipline et à l’image
de manque de l’entreprise. Des procédures précises régient aussi le contrôle
des retards et des absences et prévoient des sanctions échelonnées suivant la
gravité du manquement. Le pouvoir de sanctionner doit appartenir normalement au
seul directeur général, après avis de la hiérarchie.
Cependant un organe de recours
existe en général, composé de représentant de la directions, du personnel et
éventuellement d’autre instances extérieures, auquel le personnel peut faire
appel, à posteriori, en cas de contestation de la sanction.
Dans la plupart des pays, cet
organe de recours doit être nécessairement consulté à titre préalable en cas de
licenciement par faute grave. Il fournit un avis qui ne lie pas nécessairement
le directeur général.
- Diagnostic :
• A la CDG, la procédure de sanction
implique la réunion préalable d’un conseil de discipline (où siègent des
représentants de la direction et les délégués du personnel) dès que la sanction
dépasse 4 jours de mise à pied. Le recours au conseil de discipline est
seulement en cas de faute grave ;
• La
ponctualité et l’assiduité au travail, les absences et les sorties font l’objet
d’un contrôle variable suivant les structures et la division responsable de ce
genre de comportement ne maîtrise pas cet aspect de l’organisation du travail
est de la discipline en général ;
• Enfin,
d’un coté des sanctions positives, le statut ne laisse aucune latitude à la
direction générale pour accorder des gratifications exceptionnelles ou
des distinctions particulières pour des actions ou des performances
particulièrement méritantes, dans les opérations.
4-2-4 conclusion et recommandations :
• Concernant
les sanctions ponctuelles, une plus grande latitude devrait pouvoir sanctionner
tous abus automatiquement et récompenser les performances exceptionnelles plus
librement ;
• Une plus
grande rigueur devrait être possible pour le contrôle et le suivi des retards,
des absences, des congés non justifiés, etc ;
• Il convient
que la CDG,
envisage une série d’options, compte tenu de son environnement institutionnel
et social, qui lui permettrait quand même de déplacer ou de se passer des services
d’agents qui ne répondent pas au critère de ”l’homme qu’il faut à la place
qu’il faut”.
4-3 Formation :
La formation est l’un des
moyens-clés du développement et du maintien des ressources humaines dans
l’entreprise.
4-3-1 Politique de
formation :
- Principes :
La formation prend diverses
formes, selon ses objectifs :
• Donner à un
personnel cadre un enseignement approprié, théorique ou pratique, nécessaire à
l’exercice d’une fonction ;
• Faire
acquérir des connaissances générales, techniques linguistiques ou en gestion, à
différentes catégories de personnel, pour aider les individus à se développer
et s’élever dans la hiérarchie et, en relevant le niveau général du personnel,
améliorer la productivité ;
• Permettre,
dans des cas précis, de réajuster des connaissances et des expériences, afin de
les adapter à l’évolution récente des techniques.
Le principe est que la
responsabilité de la définition des besoins en formation appartient aux seuls
responsables administratifs. D’après leurs plans d’action à moyen et long
terme, eux seuls peuvent définir les profils et qualifications requises pour
mener leurs opérations à bien, et actualiser leurs besoins dans le cadre de
l’évaluation annuelle des performances.
Ils expriment ces besoins entre
autre en programmes de formation, dans le cadre de leurs plans et budgets
annuels, avec la collaboration éventuelle de la structure financière.
La cellule chargée de la
planification et du développement des ressources humaines, de son côte,
consolide les besoins en formation de l’ensemble du personnel.
Une fois les plans et budgets,
de formation approuvés pour l’ensemble de l’entreprise, suivant la procédure en
vigueur, la structure chargée de la gestion de la formation les exécutes, en
coordonnant la logistique nécessaire : Contacts avec les établissements
de formation avec clause de fidélité à l’entreprise, modalités de départ et
ordres de mission éventuels, suivi de la notation et de la formation,
évaluation des cours et des programmes, réinsertion des stagiaires à leur
retour.
Enfin, une commission de
formation présidée par le directeur général, existe, avec pour mission
d’arrêter la politique de formation de se prononcer sur et de suivre les
principales actions de formations dans le centre interne de la société ou à
l’extérieur.
- Diagnostic :
A la CDG, il n’existe pas de
politique globale de formation, pour l’instant et la fonction de formation
n’est pas réellement remplie. Cependant, différentes actions de formation sont
menées ponctuellement, au tour de quelques grands axes :
• C’est le
personnel qui se propose lui même à la formation et non pas par besoin ou
proposition des structures.
la plupart des personnes
affirment avoir fait la même
formation pour la troisième fois
successive rien que pour
échapper à la routine du travail
;
• Les
programmes de formation proposés ne correspondent pas à un réel besoin. et se
limitent pour la plupart dans “le perfectionnement sur l’Excel et
Word, que tout le monde maîtrise” ;
• Il n’existe
pas de commission de formation ni de préoccupation de développement de
carrière, de façon générale ;
• La
responsabilité de la formation est incertaine. la distinction n’a jamais été
précisée entre le différentes tâches : Définition
des besoins, conception, planification, suivi ou gestion de la formation ;
• Une absence
complète d’un suivi et d’un contrôle de formation ;
• En fait, la
formation est l’une des sources de problèmes à la CDG, puisque la priorité est
donnée à quelques départements jugés plus importants que d’autres l’exemple du
pôle activité de marché ou encore pôle participations ;
• La CDG, encourage l’auto
formation, puisqu’elle contribue de 50% des frais en cas d’inscription dans un
centre de formation de soir, ou école privée.
4-3-2
Conclusions et recommandations :
L’établissement doit, en
priorité, définir une politique de formation conforme à ses besoins et
planifier le développement de cette activité critique dans le temps.
• La création
d’une fonction rattachée directement au directeur général, responsable de la
conception et de la planification de la formation à long terme, ainsi que des
programmes de formation individualisés des cadres et autres postes clés ;
•
L’établissement devrait également pouvoir envoyer des candidats à
l’I.S.C.A.E et l’E.N.C.G. pour des programmes de durée variable, de manière à
donner une formation en gestion à des anciens cadres et responsables toujours
dans le cadre de plans de carrières et de plan de formation
individualisés ;
• L’établissement,
tout en développant ses propres politiques, stratégie et moyens de formation,
devrait obtenir du ministère de l’économie et de finances, le maximum de
support et de coordination ;
•
L’établissement doit également réaliser que la formation permanente est
l’un des meilleurs moyens de motiver le personnel et de créer un
“esprit-maison”. L’aspect “gratification” de la formation n’est pas négligeable
et la formation permanente doit être largement accessible ;
• Des actions
de formations doivent être envisagées à différents niveaux et aussi pour le
personnel ancien, à titre de recyclage ou de stimulation. Les anciens se
plaignent des privilèges exorbitants des jeunes dans le domaine de formation ;
•
L’établissement devrait entreprendre une étude dans d’autre
établissement du genre public, sur leur politique et moyens de formation, afin
d’en tirer des conclusions pertinentes et d’envisager des échanges avec eux ;
Enfin, des séminaires de très
haut niveau devraient être organisés, à l’intention des responsables
hiérarchiques en gestion et notamment gestion des ressources humaines.
Conclusion:
En guise de conclusion je peux
dire que cette expérience de stage m’a bien servi pour améliorer mes capacités
pratiques.
Certes, je n’ai pas pu appliquer
tous les acquis théoriques par manque de temps, mais je pense que cette
conception d’un audit social m’a permis de toucher de prêt la situation,
malheureusement grave et détériorées de la gestion des ressources humaines au Maroc
et surtout dans un organisme public et administratif tel la CDG. Et ce qui est
important dans tout cela c’est d’apporter des jugements et proposer des
recommandations suite à une analyse d’une situation concrète .
Mais cette expérience a relevé
certains problèmes relatifs, notamment, à l’hostilité de l’organisme quant à la
fourniture des informations aidant l’élaboration de ce travail.
Ce problème est,
malheureusement, le cas de la plupart des sociétés marocaines qui ne veulent
pas se doter d’une certaine transparence vis à vis des stagiaires, ce qui
bloque leur volonté d’effectuer un travail complet dans les meilleures
conditions, sachant que ce travail peut être bénéfique aussi bien pour le
stagiaire que pour la société.
Pour terminer, nous espérons que
l’afflux des jeunes cadres dotés d’une mentalité moderne sur le marché de
travail pourra améliorer cette situation.

Est ce que vous voulez dire la caisse de dépôt et de gestion par la "C.D.G" ?
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