Les Sources Du Droit Marocain : Le droit objectif
Les sources classiques du droit objectif marocain sont représentées par deux éléments d’inégale importante :Le droit musulman : qui a toujours joué un rôle prépondérant dans notre vie juridique
Le droit coutumier : que les autorités du Protectorat français s’étaient efforcés pour accentuer le particularisme berbère, de développer parfois même contre L’islam
1-1-Le
droit musulman :
A l’exception de
quelques rares Etats sur la terre de l’islam comme la Turquie ou l’Albanie qui
ont laïcisé leur droit et remplacé la loi coranique par des codes
européens ,la plupart des pays musulmans continuent à proclamer dans leurs
constitutions, dans leurs codes ou leurs lois et leur attachement a l’islam et
au droit musulman.
Cet attachement à
l’islam est affirmé en effet, par les Constitutions de l’Egypte, de la
République Démocratique du Yémen, de la Mauritanie, de l’Iran et du Pakistan.
Plus encore, certaines
constitutions comme celles de l’Algérie, de la Tunisie et de la Mauritanie
précisent que le Chef de l’Etat doit être de confession musulmane.
S’agissant au Maroc,
on peut dire qu’il est resté, dans l’ensemble, fidèle à la loi du coran :
La charia.
D’ailleurs, la
constitution marocaine du 10mars 1972 précise dans son préambule que la Royaume
du Maroc est un Etat musulman .Cette constitution comme les précédentes dispose
dans son article 6 que ‘l’islam est la religion de l’Etat qui garantit a tous
le libre exercice des cultes.
1-2-Le
droit coutumier :
Qu’est ce qu’une
coutume ?
La coutume est une
règle de droit non écrite qui découle d’une pratique populaire ancienne de
citoyens. A la différence des
dispositions législatives ou réglementaires, les règles coutumières ne sont pas élaborées par
un corps constitué de l’Etat comme le Parlement ou le Gouvernement. Elles
procèdent directement et spontanément des habitudes populaires : c’est le
peuple lui-même qui créé ses règles coutumières.
En effet, et comme
dit l'adage une fois n’est pas coutume il faut comprendre que seuls les actes
qui se répètent constamment donnent naissance au droit coutumier.
2- Les sources modernes :
2-1-La loi :
Qu’est ce qu’une loi ?
La loi est une règle
de droit obligatoire, générale et impersonnelle
De qui émane la
loi ?
Elle est en principe
l’œuvre au pouvoir législatif : le Parlement. A cet égard, l’article 44 de
la constitution de 1972 dispose expressément que la loi est votée par la
Chambre des Représentants.
Comment s’élabore une
loi ?
L’initiative d’une
loi appartient soit au gouvernement qui dépose un projet de loi, soit à un
membre du Parlement qui dépose une proposition de loi. Ces projets et
propositions de loi sont déposés sur le bureau de la chambre des représentants.
Pour entre adopté définitivement
et devenir une loi, le texte doit être votée séance publique par l’ensemble des
parlementaires au Parlement : l’acceptation d’un projet ou d’une
proposition se fait sur la base des représentants présentés lors du vote.
2-2-Le règlement :
Qu’est ce qu’un
règlement ?
C’est un texte pris
par les autorités administratives ( gouvernement) pour organiser le cadre
juridique, dans le respect des principes posés par la loi et par la
Constitution.
De quoi procède le
règlement ?
Il procède
exclusivement du pouvoir exécutif des autorités administratives. Il s’agit de
dispositions variés et d’importance inégale :
-Au premier rang le
dahir de Souverain :le Roi exerce par Dahir les pouvoirs qui lui sont
expressément réservés par la Constitution aux termes de l’article 29 de la
Constitution du 10 mars 1972
- A un échelon
intermédiaire : les décrets du Premier Ministre. Ces actes réglementaires
sont parfois qualifiés par l’expression : décrets gouvernementaux
- A un échelon
inférieur : on rencontre les arrêtés ministériels. Il s’agit des textes
réglementaires et décisions administratives pris par les ministres.
3- Les autres sources du droit
Objectifs :
3-1-La jurisprudence :
Est l’ensemble des
décisions rendues par les juridictions dans les litiges qui leur sont soumis. Dans
ce sens s’il ya une loi, le juge applique la loi, s’il n’ya pas la loi pour
trancher le litige ou si elle doit être adaptés aux besoins actuels, le juge
doit rendre une décision.
Si une telle
décision, rendue par un juge est reprise par d’autres juges dans des situations
identiques, elle peut devenir une règle de droit.
Mais, lorsqu’une
juridiction change de point de vue dans une situation semblable, on parle de
revirement jurisprudence.
3-2-La doctrine :
Elle est constituée
par l’ensemble des opinions et commentaires que les juristes (professeurs,
acteurs de thèse…) sont amenés à formules, dans les ouvrages qu’ils publient,
sur des règles ou l’absence des règles dans certains domaines. Ces critiques,
ces idées, ces suggestions sont susceptibles de faire évoluer le droit
existant :en cela, la doctrine joue indirectement un rôle dans la création
du droit .
3-3-La pratique :
Les professeurs,
notaires, avocats, et conseillers interviennent dans l’application de la règle
de droit et contribuent ainsi à l’adaptation et à l’interprétation de la règle
de droit .
3-4-Les
traites ou conventions internationales :
La convention de
Vienne de 1969 définit le traité comme étant un accord international conclu par
écrit entre Etats et régit le droit international.Selon que les
conventions internationales concernant des situations particulières ou se
proposent de poser des règles générales, on se trouvera en présence de
traités-contrat ou de traités-lois.
Au niveau marocain, bien qu’aucune disposition formelle dans notre Constitution n’ait prévue la primauté du traité sur la loi interne, notre pays s’est toujours montré attaché à la légalité internationale et à la primauté de l’ordre juridique international sur l’ordre interne.
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Mrc bqp
RépondreSupprimerthank u
RépondreSupprimern'avez vous pas oublié la constitution ?
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