Aide
budgétaire : L’expression aide budgétaire désigne une
aide extérieure accordée directement aux Gouvernements bénéficiaires en passant
par leurs propres processus et mécanismes d’affectation, de gestion financière,
d’acquisition et de comptabilité. Elle peut être générale (p. ex. allégement de
la dette) ou sectorielle (p. ex. financement de programmes scolaires ou de
santé).
Aide
humanitaire : L’aide humanitaire est l’aide
d’urgence fournie après une catastrophe naturelle ou un conflit armé.
APD :
L’aide
publique au développement (APD) est constituée de l’ensemble des provenant
d’acteurs étatiques (confédération, cantons, communes etc…) et de développement,
des pays émergents ou des pays en transition. Elle est issue publique née après
la Seconde Guerre mondiale, et est gérée par les Etats.
Banque
mondiale :La Banque mondiale appuie le développement
économique à long terme et la lutte contre la pauvreté en accordant une
assistance technique et financière aux pays afin de les aider à mener des
réformes ou à réaliser des projets spécifiques — construction d’écoles et de
centres de santé, adduction d’eau et fourniture d’électricité, lutte contre les
maladies, protection de l’environnement, par exemple. Ses interventions
s’inscrivent généralement dans la durée et sont financées, à taux préférentiel,
à la fois par les contributions des pays membres et par émissions
d’obligations. La Banque mondiale et le FMI collaborent régulièrement sur plusieurs
dossiers d’assistance aux pays membres.
Biens
publics mondiaux : En l’espace de quelques années, la
notion de « biens publics mondiaux » (BPM), en anglais Global Public Goods
(GPG), est devenue un cadre de référence de la politique mondiale, tant environnementale
que de développement. Il s’agit de biens dont l’utilisation ne s’arrête pas aux
frontières nationales ou régionales, ni à une génération ou à un groupe donné
de la population. Cette définition large englobe par exemple la paix, la sécurité,
la santé, un environnement intact, le patrimoine culturel, la stabilité
financière, le savoir et l’information, mais aussi l’équité et la justice.
Cette notion se distingue par deux grandes caractéristiques : premièrement, nul
ne peut être exclu de la jouissance d’un bien public mondial (utilisation non
exclusive) ; deuxièmement, un bien public mondial peut être consommé par
plusieurs personnes simultanément (utilisation non rivale).
Bilatéral
(coopération/aide) La coopération ou aide bilatérale est
une coopération entre deux pays, où l’un appuye les efforts de l’autre pour
surmonter sa pauvreté et ses problèmes de développement. La collaboration peut
avoir lieu avec des partenaires telles que les autorités nationales régionales
ou locales, ainsi que des institutions de la société civile et de l’économie
privée. La coopération bilatérale ne se limite pas à la réalisation de projets
spécifiques (soutien sous forme de projets). Elle met en effet en œuvre des
programmes entiers visant à initier des changements structurels, afin
d’améliorer durablement les conditions de vie de la population (aide sous forme
de programmes). Elle s’attache par exemple à faire le lien entre l’amélioration
des services de santé dans une commune et la réforme du système national de la
santé.
Coefficient
de Gini : Le coefficient de Gini est
principalement utilisé pour mesurer l’inégalité de revenu, mais peut aussi
servir à mesurer l’inégalité de richesse ou de patrimoine.
Développement
durable : Un développement durable est une ligne
directrice qui tient compte du fait que les processus économiques, sociétaux et
écologiques sont interdépendants et qu’ils ont des implications dans l’avenir
(passé-futur) et à différentes échelles spatiales (local-mondial). Un développement
durable est donc un processus qui évolue continuellement en fonction des
acteurs et des contextes, et qui requiert dans tous les cas que des considérations
sociales, économiques et écologiques, dans le temps et dans l’espace, soient intégrées
simultanément dans les réflexions et les prises de décision.
Dette publique : Ensemble des dettes contractées par les
pouvoirs publics d’un pays (Etat, administrations publiques, collectivités
territoriales) auprès de créanciers publics ou privés. L’endettement est un
mécanisme courant dans le développement économique, mais peut devenir un
obstacle majeur au développement lorsque les intérêts à payer sont tels que le
pays n’arrive plus à rembourser sa dette. La dette de certains pays du Sud
s’est ainsi continuellement accrue au fil des années et cela malgré les
remboursements sans cesse effectués par les pays endettés.
Décennie
pour le développement : En 1961, l’Assemblée
des Nations Unies, sur proposition du président des Etats-Unis, a proclamé les
années 1960 la « Décennie des Nations Unies pour le développement ». Pendant la
Décennie, les pays en développement ont fixé leurs propres objectifs afin
d’obtenir un taux minium de croissance annuelle du revenu national global de 5
%.
FMI :Le
Fonds monétaire international(FMI) a été créé au lendemain de la Seconde Guerre
mondiale en 1945, suite à la conférence de Bretton Woods. La principale tâche
de cette institution consiste à surveiller la politique économique des Etats
membres afin de garantir la stabilité du système monétaire international. La
multiplication des crises financières des pays en développement a été
l’occasion pour le FMI de jouer un nouveau rôle, celui de prêteur en dernier ressort,
en accordant des crédits aux pays en difficulté financières. Le FMI exige en
contre-partie que les pays qui ont obtenu des prêts réforment leur politique
économique, ce qui lui vaut régulièrement des critiques.
Gouvernance :
Il est actuellement admis que sans un Etat de droit assumant sa responsabilité
gouvernementale et garantissant le bon fonctionnement du système judiciaire, la
coopération au développement ne peut déboucher que sur des résultats
insatisfaisants. L’idée de gouvernance, ou bonne gestion des affaires publiques,
est ainsi devenue un élément central de la coopération au développement et est
un thème transversal de la DDC. Cette notion s’applique aussi bien au fonctionnement
d’un Etat ou d’une autorité politique (gouvernance politique) qu’à l’économie
privée (gouvernance économique), et concerne des processus de décision dans
divers secteurs de la société et à divers niveaux de responsabilité (de
communal à national p. ex.).
Une bonne gouvernance
comporte plusieurs dimensions:
– L’amélioration de la gestion des institutions
publiques;
– La transparence de l’utilisation des
ressources publiques et des prises de décision;
– La fiabilité et l’efficacité avec laquelle
les décisions prises sont appliquées;
– La promotion de l’Etat de droit à l’aide de
dispositifs juridiques clairs et respectés.
IDH :
L’indice de développement humain(IDH) essaie de mesurer le développement plus
que la croissance économique en intégrant des indicateurs qualitatifs. Il a
donc pour objectif d’essayer de mesurer le niveau de développement des pays,
sans en rester simplement à leur poids économique mesuré par le PIB ou le PIB
par habitant. Il intègre:
– l’espérance de vie à la naissance (qui donne
une idée de l’état sanitaire de la population du pays),
– le niveau d’instruction mesuré par deux
indicateurs : le taux brut de scolarisation (nombre d’élèves dans le primaire,
le secondaire et le tertiaire / effectifs des classes d’âge concernées) et le
taux d’alphabétisation des adultes,
– le PIB réel (c’est-à-dire corrigé de
l’inflation) par habitant, calculé en parité de pouvoir d’achat (c’est-à-dire
un montant assurant le même pouvoir d’achat dans tous les pays); le PIB par
habitant donne une indication sur le niveau de vie moyen du pays.
Indicateur :
Un
indicateur est une information chiffrée qui fournit une échelle de mesure d’un
phénomène, sur la base de critères d’appréciation. Un indicateur peut en agréger
d’autres, auquel cas on parle d’indice. Les indicateurs du développement permettent
de mesurer des grandes tendances du développement. Ce dernier étant un
phénomène complexe et multidimensionnel, sa mesure quantitative à travers des
indicateurs reste néanmoins un défi.
Indicateurs
Monet : Le système d’indicateurs MONET (80
indicateurs) permet d’évaluer périodiquement si la Suisse se développe dans le
sens d’un développement durable, et quels sont à ce niveau les évolutions positives
et négatives. Il est sur cette base ensuite possible d’identifier les actions à
entreprendre prioritairement.
IPH :
L’
indice de pauvreté humaine(IPH) est calculé à partir de trois indicateurs
exprimés en pourcentages :
– le pourcentage de décès avant 40 ans,
– le pourcentage d’analphabétisme,
– le manque de conditions de vies décentes (lui-même
moyenne de trois pourcentages : accès à l’eau potable, accès au service de
santé, insuffisance pondérale des enfants ‹5 ans).
Mondialisation :
Processus de construction d’un système international qui tend vers
l’unification de ses règles, de ses valeurs et de ses objectifs, tout en
prétendant intégrer en son sein l’ensemble des composantes. Phénomène actif
depuis des siècles, la mondialisation a pris un essor considérable au cours des
dernières décennies avec la libéralisation des échanges et la multiplication
d’accords commerciaux permettant aux personnes comme aux entreprises de se
déplacer d’un pays à l’autre [la délocalisation]. L’arrivée des nouvelles
technologies en matière de transport, et surtout de communication (Internet
notamment), a aussi contribué à la mondialisation par une circulation plus
facile des idées, des images, des pièces musicales comme de toutes les formes d’art
qui peuvent être l’objet d’une numérisation. La mondialisation a provoqué de
multiples réactions et des évaluations différentes. Pour certains, la mondialisation
est la clé de la croissance économique actuelle; pour d’autres, la
mondialisation conduit à l’uniformisation au profit d’un nombre restreint de
pays.
Mondialisation
propice au développement : La mondialisation offre
des opportunités – souvent encore inexploitées – pour les pays en développement.
Une mondialisation propice au développement consiste à faire en sorte que les pays
concernés sachent tirer profit de cette tendance en renforçant le potentiel
économique et social de leurs économies nationales. Promouvoir une mondialisation
propice au développement consiste par exemple à soutenir un pays partenaire lors
des négociations, au niveau international, de nouvelles normes commerciales.
L’importance de ce type
de conditions-cadres pour le développement d’un pays explique que le Conseil
fédéral articule la coopération suisse au développement autour de trois axes :
1. Réduction de la pauvreté;
2. Réduction des risques d’ordre sécuritaire ;
3. Participation à l’instauration d’une forme de
mondialisation propice au développement.
OMC :
L’organisation mondiale du commerce (OMC) est un organisme international
regroupant actuellement 149 pays, et mis en place en 1995. Il remplace le
General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), qui était un accord et non une
institution. L’OMC a un double objectif : permettre les négociations d’accords
commerciaux internationaux d’une part, veiller au respect de l’application de
ces accords et régler les différends commerciaux au niveau international
d’autre part. Concrètement, il encadre les négociations commerciales, règle les
différends (c’est-à-dire les conflits) commerciaux, examine les politiques commerciales
nationales, et aide les pays en développement dans leur intégration à
l’économie mondiale. L’OMC contrôle une grande part du commerce mondial (produits,
services, droits de la propriété intellectuelle).
Pauvreté
(réduction de la pauvreté) : La lutte contre la
pauvreté est la tâche essentielle de la politique de développement de la
Suisse. Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes vivent dans l’extrême
pauvreté. La pauvreté est un phénomène multidimensionnel, résultat de diverses
formes de privations, qui réduisent les possibilités d’une personne de mener le
mode de vie auquel elle aspire. Être pauvre signifie avoir un revenu
insuffisant, mais aussi ne pas avoir accès au système éducatif, aux services de
santé et sociaux, manquer de sécurité et ne pas pouvoir faire entendre sa voix.
Pays
émergents : Les pays émergents sont des pays dont le PIB
par habitant est inférieur à celui des pays développés, mais qui vivent une croissance
économique rapide, et dont le niveau de vie ainsi que les structures
économiques convergent vers ceux des pays développés (qui sont ceux où la majorité
de la population accède à tous ses besoins vitaux ainsi qu’à un certain confort
et à l’éducation). La Chine, l’Inde ou le Brésil sont actuellement encore
considérés comme pays émergents.
Pays
en développement : Terme utilisé pour désigner un
pays moins développé que d’autres au niveau économique, politique, et social.
Il n’existe néanmoins pas de consensus sur les critères précis permettant de
définir si un pays peut être considéré ou non comme un pays en développement.
Le terme sous-entend que ce type de pays est engagé dans un processus de
développement, même si là encore, aucune définition commune n’existe sur ce
qu’est ce développement.
Pays
en transition : Les pays en transition, ou en
transformation, sont les pays de l’ancien bloc de l’Est qui ont opté en 1990
pour la démocratie et l’économie de marché.
PIB :
Le
produit intérieur brut(PIB) est un indicateur économique utilisé pour mesurer
les richesses créées dans un pays donné. Il est défini comme la valeur totale
de la production interne de biens et services dans un pays donné au cours d’une
année donnée. C’est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans
un pays donné.
PNUD :
Le programme des nations unies pour le
développement(PNUD) est le réseau mondial de développement dont dispose le
système des Nations Unies. Il prône le changement, et relie les pays aux
connaissances, expériences et ressources dont leurs populations ont besoin pour
améliorer leur vie. Le réseau du PNUD relie et coordonne les efforts faits aux
niveaux mondial et national en vue d‘atteindre les Objectifs du Millénaire pour
le développement. Le PNUD apporte son appui pour élaborer et partager des
solutions aux problèmes touchant aux questions suivantes:
• Gouvernance démocratique
• Réduction de la pauvreté
• Prévention des crises et relèvement
• Environnement et énergie
• VIH/sida
Le PNUD aide les pays
en développement à mobiliser et utiliser l‘aide internationale efficacement
tout en encourageant la protection des droits de l‘homme et la participation
active des femmes.
Politique
de développement : La politique de développement désigne
les discussions et stratégies au niveau national et international concernant
les moyens et mesures existants au niveau politique, économique et social,
destinés à améliorer durablement les conditions de vie dans les pays en développement
et les pays en transition. Elle sert de base pour la mise en œuvre de la
coopération au développement.
RNB :
Le revenu national brut(RNB) est la somme du produit intérieur brut (PIB)et des
revenus provenant des interactions du pays avec le reste du monde (p. ex. revenus
généré par les envois de fonds par les émigrés et revenus de l’aide
internationale). Il dresse un tableau économique plus précis que le PIB pour de
nombreux pays en développement, et est par conséquent de plus en plus utilisé
dans le domaine de la coopération au développement.
Sécurité
humaine : Depuis le début des années 1990, la
notion de sécurité humaine est apparue face au constat qu’au XXIe siècle, les
menaces pesant sur la paix et la sécurité ne sont pas seulement la guerre et
les conflits internationaux, mais aussi le terrorisme, les armes de destruction
massive, la criminalité organisée et la violence civile. A cela s’ajoute la pauvreté,
les épidémies mortelles et la dégradation de l’environnement, dont les
conséquences peuvent être tout aussi catastrophiques. La sécurité humaine est
une approche axée sur la protection de la sécurité de l’individu et complète
ainsi la notion traditionnelle de sécurité, qui met l’accent sur la protection
du territoire de l’Etat. Au sens strict, elle protège l’individu contre la
violence politique, la guerre et l’arbitraire (free from fear), au sens large
elle le protège de toute forme de besoin fondamental (free from want). La
sécurité humaine recouvre ainsi des aspects ayant trait aussi bien à la politique
de sécurité qu’à la politique du développement, de la paix et des droits
humains. La coopération au développement ainsi que l’aide humanitaire
contribuent aux politiques de sécurité globales en ce sens qu’elles améliorent
la sécurité humaine des individus dans les pays concernés. Stratégie des
besoins fondamentaux
Stratégie
de développement : visant la satisfaction des
besoins humains fondamentaux. Cette approche dite « des besoins fondamentaux »
qui s’appuie sur l’analyse de la pyramide des besoins de Maslow, induit l’idée
qu’il faut satisfaire des besoins matériels avant des besoins non quantifiables
comme les besoins de spiritualité, besoins psychologiques… Cette stratégie est
remise en question parce que dans les faits, ceux qui vivent dans l’extrême
pauvreté ont, comme tout le monde, un ensemble complexe de besoins qui se
manifestent conjointement.
Copyright © Les jeunes économistes

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